Confiance en soi

Photo d'un homme qui fait de l'escalade avec technicité
Confiance en soi, psychologie... Mes amis en parlent, moi je m'occupe de ce que je fais.

La confiance en soi est une notion redoutable en psychologie. Et nous en subissons les conséquences au quotidien ! Nous nous disons que nous en avons besoin pour entreprendre et réussir des projets, nouer des relations, créer, faire et agir. Mais c’est complètement faux ! Étonnant ? Lisez plutôt :

1. La confiance en soi varie, ce n'est pas une base fiable pour gérer notre vie

Avoir de l’assurance se fait en fonction d’une disposition d’esprit que nous avons par rapport à un contexte. Nous nous sentons en forme, nous sommes entourés d’amis agréables qui nous renvoient une bonne image de nous-même : nous gagnons en assurance. Nous nous sentons fatigués, nous sommes avec des personnes avec qui nous nous sentons mal à l’aise : nous perdons en assurance. Cette croyance en nous et en nos capacités fluctue donc en fonction de ce qu’il se passe, de ce que nous ressentons et de ce que nous pensons de nous à ce moment-là. Elle est instable. Il est donc inadéquat de prendre la confiance en nous pour argent comptant sans s’interroger sur son fonctionnement et nos possibilités de mieux contrôler les choses.

2. La conscience et la maîtrise de la vue de soi sont préférables à la notion de confiance en soi

Avoir de l’assurance ou pas ne devrait pas nous préoccuper tant que cela ! Car cette notion reflète surtout ce nous pensons de nous-même (image de nous), bien plus que nos réelles capacités ! Quand tout va mal, nous avons une mauvaise image de nous et avons l’impression que nous ne sommes plus capable de faire, alors qu’il n’en est rien !

Jean : je suis rien, et je fais rien. J’ai pas confiance en moi, et ça m’empêche d’avancer.

Thérapeute : mais ….  est-ce que l’on a besoin d’avoir de l’assurance pour avancer ?

Jean : Ben oui, sinon on a peur d’entreprendre ! On n’est plus capable de rien !

Thérapeute : Mais si vous pensez que vous n’êtes rien, est-il possible de vous sentir capable de faire ?

Jean : Non

Thérapeute : Alors ce n’est pas un problème de capacités mais de vue négative que vous avez de vous au moment de passer à l’action !

Le manque d’assurance renvoie avant tout à la façon négative de penser sur nous-même ! Donc méfions-nous de cette expression « confiance en soi » et de la définition un peu « sauvage » que nous y donnons pour ne pas nous faire subir une définition fausse qui fait souffrir ! Le manque d’assurance ne nous empêche pas d’agir, c’est notre mauvaise image de nous-même qui nous paralyse et nous empêche d’avancer ! Ce qui est déjà pas mal !

3. PASSONS A L’ACTION ET NOTRE ASSURANCE SERA PLUS FORTE

Pour bien prendre conscience de ce fonctionnement, nous pouvons utiliser l’échelle visuelle analogique, et évaluer ce sur quoi nous sommes focalisés. Sur nous-même ? Ou sur nos actions ?

Échelle visuelle analogique qui permet d'évaluer notre assurance

Dés que l’on accorde moins d’attention à notre image de nous-mêmes et que l’on se focalise davantage sur la réalisation de nos actions, la confiance en nous remonte du fait même qu’on ne s’en occupe pas !  La confiance en soi est donc une conséquence de nos actions bien plus que la cause de nos actions.

Donc si nous tenons compte de ces facteurs psychologiques, ne serait-il pas plus opportun de nous concentrer en priorité sur nos pensées négatives ? Puis, sur ce que nous avons à faire dans le moment présent plutôt que sur notre confiance en nous ?

Publié le 14 février 2020 par Catherine Bachelet
Auteurs : Catherine Bachelet et Ivan-Druon Note

Carte d'identité Catherine Bachelet

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