J’angoisse et je déprime ! Au secours !
Qu’est-ce qu’il m’arrive ?

Je souffre, j'angoisse : quel est le problème principal ?

Vidéo de présentation

Léa est accablée par l’angoisse. Son chiffre d’affaire a baissé et elle se sent mal. Avec son thérapeute, elle va utiliser une technique de thérapie cognitive pour y voir plus clair sur ce qui lui pose problème.

Durée : 02:19

J'ai des idées noires, j'angoisse et je déprime : la pensée automatique négative

Quand tout va mal, et qu'on angoisse...

Nous vivons des évènements désagréables (on est bloqué dans le métro bondé) ou traumatisants (on est victime d’une attaque à main armée dans un supermarché). Ces situations déclenchent des sensations physiques pénibles, parfois terrifiantes (vertige, transpiration, palpitations cardiaques, …). Et ces sensations physiques sont toujours associées à des pensées automatiques négatives, c’est à dire des interprétations pessimistes involontaires sur nous-même, le monde, et le futur (mon coeur bat vite, je me sens faible, je vais faire un malaise et mourir).

De telles pensées négatives sont associées aux sensations de malaise et à l’angoisse.

Le vrai problème, ce sont les significations que l’on donne à l’angoisse et à notre ressenti dans les situations difficiles.

Jean est au chômage depuis un an

Jean ne trouve pas de travail et se sent responsable. Il ressent de l’angoisse et de la dépression. Par chance, il se fait pistonner par sa nièce. Il est vite embauché. Mais il arrive en consultation quand-même découragé :

– Mais regardez ! En un coup de téléphone, ma nièce a trouvé un travail, et pas moi !

– Et qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

– Que je suis un incapable !

Jean s’aperçoit que sa souffrance persiste bien plus à cause de sa croyance (je suis incapable) qu’à cause de sa situation (qui a favorablement changé). Il comprend alors qu’il est bénéfique d’entamer un travail sur sa manière de penser.

Quand tout va mal, et qu'on déprime...

Les situations pénibles génèrent un mal-être. Ce mal-être active des pensées automatiques négatives (l’ambiance au travail est tendue, je me sens mal à l’aise, et je me dis : “je suis un incapable”, “les collègues me détestent”, “je vais me faire licencier”). Ces pensées augmentent  notre malaise, et cela déclenche une véritable souffrance (jusqu’à la dépression). C’est assez logique ! 

C’est le lien pensée-émotion

Schéma - Lien pensée-émotion : la pensée négative aggrave l'angoisse et la dépression
La pensée négative aggrave et renforce la souffrance

Ce sont les pensées négatives que l’on plaque sur la situation et l’émotion qui engendrent la souffrance psychologique et la dépression.

On gérera d’autant mieux le problème et la situation si on maîtrise nos pensées négatives.

Résultat

Si nous ne contrôlons pas nos pensées négatives, peut-on résoudre nos problèmes ? La réponse est non. Et cela concerne autant la dépression que l’angoisse et la peur.

Contrôler nos pensées négatives est l’objectif principal pour améliorer notre situation.

Commençons par apprendre à repérer les pensées.

Remarque : Il existe deux types de pensées négatives

Les pensées négatives se composent des pensées perceptions et des pensées significations. 

– Ce sont les pensées significations qui engendrent la dépression et l’angoisse.

– Ce sont donc les pensées significations que nous allons repérer.

Améliorer la situation : identifier la pensée négative

Pour identifier la pensée négative, on répond à des questions clés.

Repérer la pensée quand on angoisse...

Reprenons l’exemple de la vidéo : Léa angoisse à la suite de la baisse de son chiffre d’affaire. 

Léa trace quatre colonnes : 1. Situation 2. Sensations physiques 3. Pensée perception 4. Pensée signification. Elle part de la situation. Elle se pose les questions suivantes :

Situation
pénible

Quelle situation
me fait peur ?

Mon chiffre d’affaire a baissé

Sensations
physiques et émotions

Qu’est-ce que
je ressens ?

Engourdissements / angoisse

Pensée
perception

Comment je vois
les choses ?

On va me le faire remarquer

Pensée
signification

Qu’est-ce que cela signifie pour moi ?

Je suis tellement nulle que je vais être licenciée.

Léa observe le tableau. Elle différencie la situation pénible, son ressenti et la pensée signification. Puis elle se rend compte que si la baisse du chiffre d’affaire est désagréable à vivre, c’est surtout la pensée négative “je suis tellement nulle que je vais être licenciée” qui l’angoisse, la fait souffrir et la bloque. Elle comprend donc qu’il est profitable pour elle de se préoccuper de cette pensée.

Résultat

En utilisant ces quatre colonnes, Léa met à jour sa pensée, elle repère les faits et les significations. Elle vit l’instant présent, augmente la conscience qu’elle a d’elle-même, et se rend compte que sa pensée ne la définit pas en tant qu’elle-même.

MOI d’un côté

Ma pensée de l’autre
(Je suis tellement nulle que je vais être licenciée)

Repérer la pensée quand on déprime...

Lucie fait une dépression à la suite de son divorce. Son mari l’a quittée. Sa souffrance psychologique est importante.

Lucie utilise les trois colonnes de Beck. Elle trace trois colonnes et différencie : 1. Situation 2. Émotion 3. Pensée négative. Elle accorde son attention aux faits : Elle part de la situation pénible, Elle prend conscience de ses émotions et repère la pensée négative. Pour cela, elle se pose les questions suivantes :

Situation

Que se passe t-il ?

Mon mari m’a quittée

Émotion

Qu’est-ce que je ressens ?

Douleur morale

Pensée négative

Qu’est-ce que cela signifie
pour moi ?

Je suis nulle et inadaptée sociale

Lucie observe ensuite le tableau : elle fait la différence entre ce qu’il se passe, ce qu’elle ressent et ce qu’elle pense. Puis elle se demande : 

“Mon divorce est un évènement terrible mais est-ce que la pensée  “je suis nulle et inadaptée sociale” est réaliste ?” Penser ainsi n’arrange pas les choses et augmente la dépression.

Dessin : Lucie est triste à cause de sa pensée négative mais elle n'angoisse pas

Je divorce, je vais très mal !

Dessin : Lucie angoisse beaucoup

Est-ce que la pensée “je suis nulle et inadaptée sociale” est réaliste ?

Si la situation de divorce est une situation difficile, Lucie se rend compte que la pensée négative “je suis rejetée” engendre sa véritable dépression. Il est donc profitable pour elle de faire un travail sur cette pensée.

Résultat

Lucie repère sa pensée négative, l’isole et elle se différencie d’elle. 

MOI

Je suis rejetée

En résumé

Pour trouver la pensée négative, nous avons besoin de : 

Utiliser des tableaux pour catégoriser les informations. Nous centrer sur les faits au moment où ils se passent (situation/émotions/sensations physiques/pensées).

Répondre à des questions clés. La plus importante est : qu’est-ce que cette situation dans laquelle je souffre autant signifie pour moi ? Quelles sont mes pensées ?

Et après ?

La pensée automatique négative rend la souffrance psychologique forte. Il va être salutaire de travailler ce problème. Pour cela, on va avoir besoin de :

Plan de la formation

Nullam leo. dapibus quis, Aenean neque. vel, Phasellus diam non tempus